Le Transsexualisme n’est ni un fantasme, ni une sexualité, ni une perversion, ni une maladie mentale. C’est une question d’Identité, c’est une question d’être.

« C’est une affection mentale rare qui consiste chez un sujet normalement constitué, en la conviction d’appartenir au sexe opposé. Cette conviction, véritable idée prévalente est précoce, permanente et inébranlable. Elle se traduit dès l’enfance par des comportements du sexe opposé. La prise de conscience de ne pas être une fille(ou un garçon) comme les autres a lieu à la puberté ou un peu avant. La conviction transsexuel se manifeste par le travestissement, la demande de traitements hormonaux et chirurgicaux propres à donner au corps l’apparence du sexe revendiqué et par la demande du changement d’état civil. Les preuves les plus évidentes du sexe biologique sont objets de répulsion.
Le transsexualisme n’est pas curable par les thérapeutiques psychiatriques actuellement disponibles.
La satisfaction de la demande de traitement hormonal et chirurgical et du changement d’état civil paraît le plus souvent améliorer l’état du patient et faire disparaître les complications : dépression, anxiété, désadaptation socioprofessionnelle et affective, voire tentatives de suicide et d’autocastration. »

Le FTM (female to male) est un homme prisonnier dans un corps de femme. C’est un mal cruel où l’on se sent étranger dans son propre corps. C’est une affection qui fait souffrir atrocement et sans répit. Pour sortir de cette souffrance ils doivent mettre en conformité leur sexe anatomique avec leur identité de genre( ce que l’on ressent). L’harmonie des deux est essentielle au bonheur humain.
Il faut redéfinir le masculin et le féminin en terme d’ « humain » et mettre fin à la marginalité des transsexuels, ne plus les exclure de la société. La honte de leur différence doit disparaître, remplacée par la conscience d’ Etre.
Etapes du parcours d’un transsexuel (female to male: FTM) en France:

L’ensemble du parcours dure de cinq à dix ans.
-observation du patient par un psychiatre pendant deux ans, le transsexuel doit le convaincre que son état sera amélioré par le traitement. Observation d’un endocrinologue et d’un chirurgien. La décision de la transformation doit être prise à l’unanimité.
-hormonothérapie : première prise d’anti-œstrogène, qui coupe les règles, puis après trois à six mois prises d’androgène. Les effets atteignent leur plénitude au bout de cinq ans.
-chirurgie : Il s’agit d’une mammectomie, d’un retrait des organes féminins en première étape. Puis s’ensuit une phallo plastie. Les résultats esthétiques, sensitifs et fonctionnels sont assez satisfaisants en général.
-changement d’état civil. : ultime étape ! elle dure de six mois à plus de trois ans…Pourtant l’obtention de ce changement est indispensable à une bonne issue de la thérapeutique